Agathe Rosa

 

 

 
005. Sieste

 
009. Scolpire la schiuma

 
045. Arriva l'inverno

 
051. Artikulation

 
066. Si, avevo detto che lo farei. Ma non mi sapevo capace di realizzarlo con la sola volontà

 
067. Siamo intrappolati nel binario

 
068. Però, non ho sognato

 
070. Non so mai quale cocktail voglio

 
074. Super conducteur de type I & II

 
078. Forze mattutine

 
084. Il mare fosforescente

 
088. Delle vasche di cielo

 
098. Un giorno uscirà dei cassetti

 
100. È così puro

 
106. La macchina di pianeti

 
"Orbite" "Da quando l'ho saputo". 2017
Acquisition "Museo della Contrada del Leocorno. Siena (It)

 
View of the exhibition "Carnet". 2017

 
View of the exhibition "Carnet". 2017

 
View of the exhibition "Carnet". 2017


 

Carnet – 2016. Ongoing project
Drawings serie, mixed technique, A6 - Unique piece

Acquisition of a diptych by the Museo della Contrada del Leocorno
10/2017 - Siena - Italy

Carnet - Progetto Sussurri - Curator: Michela Eremita
18/01 > 23/02/2017 - Sator Print- Siena - Italy

 

 

"L’amor che move il sole e l’altre stelle (Paradiso XXXIII, 145) "

Cent dessins se font route à l'intérieur de l'atelier Sator Print. Cent feuilles appartenant à un carnet qui, jour après jour, composent un journal visuel et qui nous racontent le rapport nouveau et renouvelé d'Agathe Rosa avec le dessin. À l'architecture, domaine de formation d'Agathe, s'ajoute l'écho et le contrôle de l'espace vide, minuscule comme majuscule...une feuille blanche à animer.
L'inédite séquence de dessins, nous montre les nouveaux points de fuite d'Agathe Rosa, et confirme également combien sa vision est lyrique et impalpable, des aspects qui ont déjà été révélés dans ses - plus connus - travaux photographiques.
Les dessins minutieux, délicats se déplacent avec grâce dans la feuille et cherchent, en le conquérant, un espace infini. Elle-même affirme que cette recherche a pris forme par le lieu, ou mieux encore par le "genius loci" de Sator Print voué à la miniature et donc, aux petits espaces conçus comme des puits profonds dans lesquels plonger le regard pour y trouver des formes submergées. Un art qui requiert un regard délicat.
La lecture des dessins, en suivant une ligne d'horizon, révèle des signes transformés en formes. Certaines parfois abstraites et d'autres fois évocatrices de présences mystérieuses - mais toujours trépidantes - qui commencent à raconter une histoire...plusieurs histoires.
L'horizon n'est pas proche ou vaguement lointain, nous sommes plutôt séparés par des distances sidérales qui nous projettent dans des espaces cosmiques, dans des lieux où la poussière est d'étoiles. La mesure de la feuille est donc celle de la lentille du télescope qui ouvre le regard sur lieu dans lequel se crée - le lieu dans lequel les perspectives peuvent être inversées et la force de gravité renversée. C'est l'espace dans lequel l'art trouve demeure pour les formes qui disposent d'une totale liberté: elles peuvent apparaître et disparaitre, voler et glisser, se déplacer, traverser les horizons sans prévenir, en trouvant réconfort dans la couleur, parfois en la refusant s'assouvissant au noir et blanc avec la constance d'être toujours définie par un trait net, propre.
Les voyages sont multiples et celui qu'Agathe Rosa nous présente avec Carnet est son raffiné et mystérieux récit.

Le Carnet d'Agathe
Michela Eremita