Agathe Rosa

 

 



Il réside quelque chose d’absolument incroyable dans le doute. Et ici, il ne nous servira à rien de fixer les choses pour les comprendre. Il faut au contraire suivre leur rythme, accepter le vide et le vacillement. D’ailleurs, aujourd’hui le monde n’est plus composé de ''choses'', ''d’éléments'' ou ''d’entités''. Mais ''d’évènements'', de ''processus'', de quelque chose en continuelle transformation. Seulement, l'homme tend toujours vers une stabilité, à donner aux formes aléatoires une géométrie et un ordre au chaos. Construire rassure, laisser une trace apaise. Car on ne saurait croire que le monde entier soit seulement constitué d'un complexe momentané d'interactions de forces, même l'élément le plus stable et compact qu'il soit.